Mykonos Ombres Vertes

Il n'y a pas d'humain dans les paysages de Defossez. Faut-il en conclure hativement qu'un arbre quelconque au bord d'un chemin, une barque échouée sur une plage de galets par exemple, lui importent plus qu'un paysan dans son champ, qu'un passant et son chien ou qu'une jeune femme dans son jardin, qui participe sans penser à la beauté du monde ?

Faut-il imaginer une forme d'attitude rimbaldienne, estimant que "la vraie vie est abscente" ? N'est-ce pas au contraire, en dehors de toute tentation de refus ou de désespoir, une volonté de prendre ses distances, pour "rêver cette harmonie profonde entre l'homme et la nature, pour refaire l'unité essentielle, si souvent rompue, déchiré par la première venue" ?

 

Defossez décèle l'origine prémonitoire d'un choix délibéré entre la folie meurtrière des hommes, en proie aux ténébres de mort et cette quête passionnée d'un univers devenu fluidité musicale. C'est faire écho au visionnaire du "Bateau ivre" que Defossez aime à citer, avec cette ferveur qui rayonne dans toute son oeuvre:

 

"J'ai vu la campagne traversée par les bandes d'une musique rare." 

 

Il obtient une sonorité assourdie de la couleur, une effusion constrastée, dont les éléments de differenciation contribuent à un côte à côte de transparences, de flous translucides, de contours estompés, dans une gamme de demi-teintes où jouent avec subtilité des nuances de gris, de rose, de blanc dégradé ou magnifié, avec des tons pastels, de rouge et de jaune, de vert, de brun et d'or d'où jaillissent des silhouettes longilignes qui font penser aux tapisseries de Cathelin. (Camille SAUTET)

 

A travers ce site vous pourrez contempler et survoler l'oeuvre d'Alfred Defossez,

lui qui continue tous les matins à peindre avec passion.

 

 

 

 

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